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Jane Hervé, le gué de l'ange

poésie des images et des lettres

LE POÈTE QUI  A DONNĖ SON NOM AU VENT

Source Voix du Nord.

Source Voix du Nord.

Bernard Noël est parti ce 13 avril à une heure du matin tout en dormant. Aucun poète ne meurt vraiment. Sa voix épouse la voie de ses poèmes, sa voie épouse la voix de ses poèmes. Le poète vivant lit pour nous le poème des morts :

"J’attends ton signe depuis l’au-delà
impensable qui ne survienne pas
ce que tu fus engage qui tu es
la lumière douce dans l’atelier
propice à l’arrivée de ton message
il faut en finir avec l’impensable
ce que la langue évite de nommer
la vie est désormais une entreprise
tout s’y mesure en rentabilité
plus de social mais seul le rendement
il faut savoir spéculer sur soi-même
faire monter sa cote et sa valeur
on joue d’abord un à un ses organes
puis tout à coup on engage sa tête
"

.L’atelier Bernard Noël  dévoile l’infinie beauté des mots de cet homme qui a su marcher au fond de lui : "[L'espace] noue mon chemin à la pierre debout, celle qui donnera mon nom au vent" (L'Été langue morte).

 

. La musique lancinante de Hania Rani l’accompagne à travers la brume, comme la montée en force d’un poème dit autrement.

https://www.youtube.com/watch?v=kFRdoYfZYUY&ab_channel=GondwanaRecords

[Merci Michel de cet envoi]

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